Patrick Altes. Work review 2016

Hanging Gardens of Babylon (2013). Mixed media on canvas. Dim 150x130cm

El Ultimo Suspiro Del Moro (2015). Mixed media and collage on canvas. Dim: 150x130cm

Comme une étoffe brodée, qui pourrait être le modèle d’une broderie confectionnée pour une parure pour un Conte qui se déploierait dans un Jardin d’Orient sur un fond de transparence, Patrick Altes inscrit et incorpore sur la surface de la toile, des images qu’ils laissent venir vers lui et cheminer , portées par des générations, dansées, silencieuses, colorées dispersées , éclatées, envolées, éparpillées comme des visions d’un passé inconnu qui vient à sa rencontre, une sorte de travail mémoriel , il s’agit de décrypter tout en écrivant, tracer tout en cherchant des traces, la trace des traces, des empreintes d’une histoire polysémique, d’où cette dispersion de ces signes mystérieux sur la toile, qui s’organise aussi comme si cette toile devenait la surface visible d’un autre corps celui invisible sous la chair, regardé à l’oeil nu du microscope, à l’échelle des interactions cellulaires leur vagabondage… leur errance …

Et lorsqu’un jour  Patrick ira à la rencontre de cette Terre, (ORAN) celle  qui  lui offrit ses premiers rayons de lumière, alors surgira comme une Illumination, il quittera les constellations génétiques, la topographie de son imagination, ses arabesques, ses feuillages, ses nervures, et en faisant ce chemin, sa toile fera peau neuve, naissance  et re-naissance  jailliront comme  une boule de lumière en profondeur et en hauteur et renouvelleront son vocabulaire pictural, irrigué par ce langage plastique qui est le sien, où l’humain, tout en n’étant pas représenté, figure toujours au centre …

N’y a t-il pas alors dans cette écriture autobiographique, une arborescence, où transparait l’éphémère, l’instantané, l’aléa, l’invariant, le singulier, l’unique et le multiple à la fois, des racines et des ailes …

HLC   Juin 2016

 

The work is like an embroidered cloth, maybe the pattern of an embroidery designed for an ornamental finery, worn for a tale that would unfold in an Oriental Garden set in an ethereal background. The images that come to Patrick Altes and that he incorporates on the surface of the canvas have been carried, generations after generations from the beginnings of time. They dance on the canvas, silent, colourful, dispersed, fragmented, scattered, like visions of an unknown past, traveling to meet him, like a kind of memorial work, which is decrypted while it is written and while searching for footprints, traces and hints of traces of a polysemic story. Mysterious signs are dispersed on the canvas, which is organized as if the painting had become the visible surface of another world hidden under the flesh. These signs are seen through the naked eye of the microscope to follow the cellular interactions of their wandering …

And when one day Patrick goes back to his place of birth, (ORAN), which first offered him its rays of light, then an Illumination will manifest itself.  He will leave the genetic constellations, the topography of his imagination, his arabesques, foliage and ribs, and in doing so, his canvasses will experience birth and re-birth will spring like a ball of light, deep and high to renew his pictorial vocabulary, inspired and driven by his own artistic language, where human beings are not represented but are always somehow   at the centre of his concern and heart in his art

 

We can certainly see in this autobiographical writing an arborescence where ephemeral, random, invariant, singular instants, unique and multiple at once, suddenly shows through like roots and wings…

Traduit par Patrick Altes